10 février 2010
molly
O cet effrayant torrent tout au fond O et la mer la mer écarlate quelquefois comme du feu et les glorieux couchers de soleil et les figuiers dans les jardins de l’Alameda et toutes les ruelles bizarres et les maisons roses et bleues et jaunes et les roseraies et les jasmins et les géraniums et les cactus de Gibraltar quand j'étais jeune fille et une Fleur de la montagne oui quand j'ai mis la rose dans mes cheveux comme les filles Andalouses ou en mettrai-je une rouge oui et comme il m'a embrassée sous le mur mauresque je me suis dit après tout aussi bien lui qu'un autre et alors je lui ai demandé avec les yeux de demander encore oui et alors il m'a demandé si je voulais oui dire oui ma fleur de la montagne et d'abord je lui ai mis mes bras autour de lui oui et je l'ai attiré sur moi pour qu'il sente mes seins tout parfumés oui et son cœur battait comme fou et oui j'ai dit oui je veux bien Oui.
8 février 2010
A la galerie Les filles du calvaire
on peut voir une exposition autour du "Réel - nouvel opium ?", réunissant vidéastes et écrivains.
http://www.fillesducalvaire.com/
On peut trouver l'adresse. Se rendre sur place. Regarder les vidéos. Repartir avec le catalogue. L'ouvrir. Y trouver un texte d'Arno Calleja qui commence ainsi (ci-dessous; calme) et t'emmène pas à pas très haut (dans les pâturages) :
la performance
Le 11 septembre 2009, après trois ans de vie commune, je me suis séparé de Béatrice, que j'appellerai ici B, par soucis de discrétion, pour une histoire de tromperie qu'elle n'avait pas voulu me pardonner.
En faisant mes affaires, le jour même, le 11, j'ai trouvé dans le tiroir de notre chambre une lettre, un email imprimé, me faisant sauter aux yeux qu'elle avait une histoire avec un homme depuis, visiblement, au moins un an. Je lui ai dit que j'avais trouvé cette lettre, et son contenu, et lorsqu'en partant j'ai passé la porte, elle s'est mis a, alors que jamais je ne l'avais vu faire ça, saigner du nez.
Dans la rue en marchant je n'ai pas eu la tristesse, mais en pensées je me suis souvenu d'un de mes textes, ancien, où il était question d'un garçon qui marchait les bras croisés, et d'un autre qui saignait du nez sur commande. Le premier garçon s'appelait Oblige, le second Néglige. Le texte lui-même s'appelait Oblige et Néglige.
Je dormais chez un ami, j'étais heureux, j'ai toujours été heureux dans ma vie quand s'ouvrait une période sans maison. J'aime vivre sans maison, et habiter ponctuellement la maison des autres m'a toujours donné d'écrire et d'être heureux.
http://www.fillesducalvaire.com/
On peut trouver l'adresse. Se rendre sur place. Regarder les vidéos. Repartir avec le catalogue. L'ouvrir. Y trouver un texte d'Arno Calleja qui commence ainsi (ci-dessous; calme) et t'emmène pas à pas très haut (dans les pâturages) :
la performance
Le 11 septembre 2009, après trois ans de vie commune, je me suis séparé de Béatrice, que j'appellerai ici B, par soucis de discrétion, pour une histoire de tromperie qu'elle n'avait pas voulu me pardonner.
En faisant mes affaires, le jour même, le 11, j'ai trouvé dans le tiroir de notre chambre une lettre, un email imprimé, me faisant sauter aux yeux qu'elle avait une histoire avec un homme depuis, visiblement, au moins un an. Je lui ai dit que j'avais trouvé cette lettre, et son contenu, et lorsqu'en partant j'ai passé la porte, elle s'est mis a, alors que jamais je ne l'avais vu faire ça, saigner du nez.
Dans la rue en marchant je n'ai pas eu la tristesse, mais en pensées je me suis souvenu d'un de mes textes, ancien, où il était question d'un garçon qui marchait les bras croisés, et d'un autre qui saignait du nez sur commande. Le premier garçon s'appelait Oblige, le second Néglige. Le texte lui-même s'appelait Oblige et Néglige.
Je dormais chez un ami, j'étais heureux, j'ai toujours été heureux dans ma vie quand s'ouvrait une période sans maison. J'aime vivre sans maison, et habiter ponctuellement la maison des autres m'a toujours donné d'écrire et d'être heureux.
3 février 2010
avant d'aller plus loin, je dois te cracher dans la bouche

Antoine Brea et Arno Calleja vous attendent de pied ferme à la compagnie, vendredi prochain, à Marseille, où le premier lira notamment des extraits de La science vraie des rêves.
la peau c'est
le ciel de ton être
ta peau fine
peau de fille
peau prend feu
au soleil
si tu en rêves c'est bon signe
28 janvier 2010
BEACHNOISE - au Regard du Cygne les 9 et 10 avril prochains
Voici, tout frais sorti des tubes, le blog de BEACHNOISE - spectacle de danse/théâtre et de chorégraphie, monté par Faye Formisano et le collectif Le solarium - deux dates sont prévues déjà au Regard du Cygne, à Paris, les 9 et 10 avril.http://beachnoise.blogspot.com/
J'ai écrit les textes des revenants.
20 janvier 2010
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